Partis d'une version "négatif" des bérus (Petits LU contre BN : même musique, même esprit de la scène, même bazar sur scène), ils ont opté pour la dérision au profit du slogan (le slow gant diraient-ils ?), comme arme radicale et antibeaufs. Comme un attentat à coups d'onomatopées et de délires scéniques, Houla la (en 86) fut leur premeir cri d'alarme face à notre société en déroute, suivi en 87 par Houla la 2 : la mission ! Deux véritables albums-compil pour castors juniors alternatifs avec des titres comme : Libanais raides, j'ai tué mon père, Bière et punks, Louison Bobet for ever, Fistfuck playa club, ... enfin tout un programme. Tout d'abord quatuor avec Fabrice, Karim, Bruno, Laurent, le groupe passa en trio avec l'arrivée de Gondrax (et le départ de Fabrice et Laurent), qui s'en ira par la suite Raymonde et les Blancs BEcs non sans avoir participé à PPI avec Karim et KK (ex-manageuse des endimanchés). Ouf! Mais ce n'est pas fini, car Bruno enregistrera (en 90) un album sous le nom de Titi et Nobru, avec une ex-choriste des bérus, et c'est aujourd'hui Charlu, ancien Nuclear device, qui tien la basse... des Ludwig. Vous suivez ? Bref ça se mélange sec au pays des kangourous (entendez, agités!). Aprés de multiples Maxi 45 tours concepts (Séoul 88,Guerriers Ballubas, LSD for Ethiopie) et des tournées à travers le monde (Canada, Allemagne, Yougoslavie, Espagne), les Ludwig ont connuun vif succés radiophonique avec New Orleans en 91, offrant au passage un nom (Houlala) à une division de Bondage, dont ils sont une des locomotives (disons TGV même ! - 200000 ventes). Ce jour heureux est plein d'allégresse, oratorio spacio-temporel compte 19 titreset pas moins d'humour décapant... tout comme Tout pour le Trash album concept produit par Gilles Théolier... Hilarants, iconoclastes et ravageurs, ces habitués de la provocation et de l'improvisation continuent d'utiliser le fun comme un moyen original pour se moquer, à grande dose de rire jaune de notre monde cruel.